
Entre autres corvées découlant de notre merveilleux projet de rénovation d’appartement, se trouvent les allers-retours réguliers à la déchetterie du quartier, qui permettent de nous débarrasser des gravats et divers matériaux que nous ne pouvons pas tout simplement jeter à la poubelle.
Il y a quelques jours, un grand camion arrive, d’où sortent trois hommes. Ceux-ci commencent à le vider d’une quantités d’objets encore réutilisables (plantes et pots de fleurs, sacs à main et photos, vases et vaisselle, etc). Tout ceci se retrouve dans la benne à ordures sous mes yeux interloqués et mon petit cœur brisé. Ne connaissent-ils pas Emmaüs ?
J’ai fini par oser demander si je pouvais récupérer quelques affaires de cette mamie récemment disparue dont le fils (?) se défaisait. Plus tard, j’ai eu l’impression d’avoir ressemblé à un chacal prêt à tout pour satisfaire son envie obsessionnelle d’objets vieillots. Mais sachez que ces quelques bibelots que j’ai sauvés de la destruction, je leur voue un grand respect. Je ne connais pas leur précédente propriétaire et vous voyez, le pot/vase à gauche de la photo? Il s’en émanait encore une odeur de talc et de rose poudrée. Alors, j’aime imaginer que cette mamie (que j’ai fini par renommer Léonie) était douce et délicate. Le genre de petite mémé chaleureuse, qui aime prendre votre visage dans ses mains et vous poser un tendre baiser sur le front. ( Avouez que je suis timbrée, n’est-ce pas?)
Donc, me voici avec un cadre un peu abimé, quatre petits bols blancs et rouges, une tasse avec une fraise et un ancien pot/vase. Rassurez-moi, je ne suis pas un chacal, hein ?